mercredi 15 avril 2015

C'est le moment de voter!

En passant, c'est le moment de voter pour déterminer les finalistes aux prix Aurora-Boréal.

La liste des œuvres éligibles est ici.

Et le bulletin de vote est là.

Évidemment, je vous annonce pas ça tout à fait innocemment : j'ai plusieurs œuvres éligibles! (Tsé, d'un coup que vous sauriez pas pour qui voter... ;)

Ne me cherchez pas dans la catégorie "roman" (c'est pas que je veux pas en écrire un, c'est que j'ai toujours pas eu le temps), mais vous me trouverez trois fois parmi les "nouvelles" (ouais, j'en ai assez publié cette année pour que vous remplissiez votre bulletin de vote juste avec mes textes, alors vous choisirez votre préférée... soit dit en passant, juste de même, j'ai un faible pour "Le Voleur de dieu" ;) et j'ai aussi participé à deux "ouvrages connexes" : le collectif "6, Chalet des brumes" piloté par Luc Dagenais et le recueil "Dix ans d'éternité", sous la houlette d'Ariane Gélinas. Mon blogue est aussi en nomination, mais soyez gentil : votez pour quelqu'un qui a pris la peine de publier davantage de billets que moi cette année!

Bon, j'arrête de prêcher pour ma paroisse : peu importe pour qui vous votez, si vous avez lu quelques œuvres québécoises dans l'année, prenez cinq minutes pour manifester votre appréciation envers leurs créateurs! (Pis si vous avez rien lu de québécois dans l'année, la liste des œuvres éligibles pourrait ptêt vous inspirer des achats... ;)

lundi 13 avril 2015

Tranche de vie (8)

Je discute par téléphone avec une amie-maman. On avait prévu un lunch pour le lendemain...

Moi - Je crois que je ne pourrai pas venir. La puce a reçu ses vaccins hier et elle a pas l'air en super forme.

Elle - Des vaccins? Je pensais que t'étais écolo.

Moi - Ça veut dire quoi exactement?

Elle - Ben, tsé, allaiter longtemps, les couches lavables, les purées maisons, pas manger trop de viande, avoir juste une voiture... tout ça. Ils sont pas contre les vaccins les écolos?

Soudain, j'ai été contente qu'on soit au téléphone. Ça a diminué mon envie de lui balancer une claque.

Moi- Euh... J'essaie de ne pas gaspiller les ressources naturelles et je donne un coup de pouce à la santé de ma famille par la même occasion. Je veux pas revenir au Moyen Âge!

C'est moi où la distinction semble être en train de se perdre?

En tant qu'historienne, je connais trop bien les taux de mortalité et de complications associés à la polio, la rougeole, la coqueluche, les oreillons et la dysenterie pour prendre le risque d'y exposer ma fille. À côté de ça, la H1N1, c'est de la petite bière.

lundi 6 avril 2015

Remplacer son lave-vaisselle, théorie et pratique

Lorsqu'on a acheté notre maison, le lave-vaisselle, une antiquité, était inclus. Étant donné mes relations avec la vaisselle sale, cela m'a ravie. J'ai abondamment utilisé la machine dans les dernières années. Et depuis qu'Éliane s'est mise à manger et à salir deux ou trois petits plats par repas, sans compter les cuillères et le verre à bec, mettons que le lave-vaisselle a été mis à profit plus que jamais.

Trop, on dirait : il a rendu l'âme, répandant, à défaut de sang, une flaque de liquide de rinçage sur mon plancher.

Qu'à cela ne tienne, on est aussitôt aller s'en magasiner un nouveau. En théorie, on se préparait à une aventure toute simple :

1- Magasiner et acheter le nouveau lave-vaisselle
2- Débrancher l'ancien
3- Recevoir le nouveau et donner l'ancien aux livreurs
4- Brancher le nouveau
5- Le bourrer de vaisselle et la laver!

Vous devinez la suite, hein? Eh ouais, comme d'habitude, il y a eu quelques contretemps.

1- Acheter le nouveau lave-vaisselle

Cette étape s'est faite très facilement. Il y avait un modèle en vente qui correspondait à nos besoins et à notre budget. L'aubaine était si bonne qu'il ne restait que le modèle de plancher (le démonstrateur) à vendre. Peu importe, on l'a pris.

Hé qu'on aurait pas dû!

2- Débrancher l'ancien

Un lave-vaisselle comporte une arrivée d'eau, un renvoi d'eau et une arrivée électrique. C'est à dire une fiche branchée dans une prise au mur. Enfin, en théorie. Quand on a voulu débrancher notre ancien lave-vaisselle, on a découvert qu'en lieu et place de la fiche et de la prise électrique, on avait droit à un câble qui sortait du mur et qui était branché directement dans la machine. O_o Après avoir trouvé le bon disjoncteur et coupé le courant sur le câble, mon chum l'a sectionné. Mais là on a commencé à s'interroger. Est-ce qu'il allait y avoir une fiche derrière notre nouvelle machine? Ou est-ce qu'on brancherait le câble directement sur l'engin, en entortillant les fils électriques?

3- Recevoir le nouveau et donner l'ancien aux livreurs

Rien à redire ici, tout a été comme sur des roulettes. Faut dire que c'est facile de se faire livrer un meuble entre 7h et 17h quand, de toute façon, bébé nous réveille aux aurores et que, ce jour-là, on avait pas prévu sortir de la maison. ;)

4- Brancher le nouveau

C'est ici que les ennuis ont commencé.

4.1- Constater le problème électrique et appeler des renforts

Premièrement, le nouvel appareil était, bien évidemment, muni d'une fiche. Il nous fallait donc une prise (ou alors ben du zigonnage pas sécuritaire avec des fils électriques). Qu'à cela ne tienne : mon beau-frère et mon beau-père étant deux castors bricoleurs, on les a appelés à la rescousse pour le lendemain. Installer une prise électrique à partir d'un câble déjà présent, ça ne leur faisait pas peur.

4.2- Se procurer les pièces manquantes

Deuxièmement, en vérifiant si l'ensemble d'installation fourni contenait bien toutes les pièces requises (ce qu'on fait toujours pas acquis de conscience), on s'est aperçu qu'il manquait plusieurs pièces. Et que plusieurs de celles qui étaient fournies étaient endommagées!

On a donc appelé au magasin pour se faire dire qu'il suffisait de se présenter pour que le problème soit réglé. Mon chum s'est donc rendu là-bas. On lui a alors donné le numéro de téléphone du distributeur de pièces. Après être revenu à la maison et avoir appelé, le distributeur l'a informé que les pièces n'étaient pas fournies gratuitement pour les modèles démonstrateurs et qu'on devrait débourser environ 100$, en plus d'attendre 1 à 3 semaines pour recevoir le paquet. Pardon?

On a rappelé le magasin, pour leur expliquer qu'on trouvait la situation inacceptable. Qu'à ce compte-là, ils pouvaient revenir chercher leur lave-vaisselle. Ils nous ont alors proposé de commander les pièces et de nous les livrer gratuitement. Délai à envisager : 2 à 4 semaines. Mon chum est passé bien près d'accepter. Mais pour moi, il n'en était pas question. On ne venait pas d'acheter un bibelot encombrant, mais un lave-vaisselle! Le moins qu'on pouvait exiger, c'était qu'il soit fonctionnel dans un délai raisonnable! On a informé le magasin que leur proposition ne nous satisfaisait pas. Le commis qui nous parlait nous a dit qu'il ferait le message au directeur des ventes et qu'on nous rappellerait dans la prochaine heure.

Trois heures plus tard, n'ayant pas eu de retour d'appel, mon chéri s'est donc rendu à nouveau au magasin (une chance que c'est proche de chez nous). Là, un directeur des ventes soudainement fort accommodant lui a remis un ensemble d'installation, pris sur un autre modèle de plancher similaire à celui qu'on venait d'acheter. Tiens donc! Tout d'un coup, ils avaient ce qu'il fallait sous la main.

Enfin, on possédait le nécessaire pour installer notre lave-vaisselle... croyait-on!

4.3- Aller acheter les pièces non fournies

Le lendemain, mon beau-père a débarqué chez nous tout de suite après dîner, avec ses outils. En moins de deux, le câble électrique était devenu une prise. Bon, un problème de réglé. Le renvoi d'eau de l'ancien appareil a été débranché, un trou dans la paroi de l'armoire a été agrandi afin qu'on passe le nouveau renvoi et, hop, voilà un deuxième branchement d'effectué. Il ne restait qu'à installer l'arrivée d'eau.

En se plongeant dans le manuel d'instruction, on a appris qu'une pièce servant à brancher l'arrivée d'eau n'était pas fournie avec le lave-vaisselle. Bah, une petite visite chez Réno-Dépôt règlerait le problème.

La visite a été plus longue que prévue, la pièce étant difficile à localiser. Mais, finalement, chéri et son père sont revenus avec le petit connecteur de plomberie.

4.4- Changer le tuyau flexible

4.4.1- Repérer le problème

Malheureusement, on a constaté, après avoir installé ledit connecteur, que le tuyau flexible d'arrivée d'eau, qui avait servi à brancher l'ancien lave-vaisselle, ne pouvait pas s'y adapter. Bon, il en faudrait un autre modèle. Les gars sont repartis chez Réno-Dépôt!

4.4.2- Faire le souper dans un chantier

J'ai profité de l'absence des gars pour préparer le souper, en enjambant les outils éparpillés partout dans la cuisine.

4.4.3- Brancher le tuyau flexible sur le lave-vaisselle

Les gars sont revenus avec un nouveau tuyau flexible. Ils l'ont branché sur le connecteur du lave-vaisselle. Voilà, il s'adaptait parfaitement. Ils ont retiré l'ancien tuyau flexible de l'arrivée d'eau en cuivre et ont essayé d'y brancher le nouveau. Impossible. Le vert-de-gris rendait le tuyau de cuivre irrégulier. Problème facile à régler : il suffisait de couper quelques millimètres de tuyau pour avoir une section neuve où effectuer le branchement. Mon beau-père possédait même l'outil exprès pour couper des tuyaux... mais il l'avait prêté à mon beau-frère.

4.4.4- Aller chez le beau-frère chercher un coupe-tuyau  

Heureusement qu'il n'habite pas loin.

4.4.5- Couper le tuyau et connecter le flexible

Cette étape s'est réalisée très rapidement.

4.5- S'assurer que les branchements ne coulent pas

Ça a pris quelques essais mettons. Mais bon, au bout de trois ou quatre resserrages de tuyaux, mon plancher de cuisine a arrêté de se prendre pour une piscine.

4.6- Réchauffer le souper et le manger

Parce, hein, après tout ce boulot, on était affamés!

5- Le bourrer de vaisselle et laver

Ça a attendu au lendemain, parce qu'arrivés à ce point, bébé était couchée et on évite de manipuler de la vaisselle (ou de mettre en marche des appareils dont on ignore le niveau sonore) quand elle dort.

Mais bon, c'est fait maintenant : on a changé de lave-vaisselle (j'admets que l'entreprise aurait pu être encore plus compliquée, mais me semble que ça n'a pas été aussi simple que prévu). J'espère que le nouveau va durer!!!

Dites, je suis curieuse... est-ce que ça arrive, chez vous, que la théorie et la pratique se rejoignent quand vous faites de petites rénovations?

lundi 30 mars 2015

Bousculades et repos

Ces derniers temps, mon chum et moi avons un peu bousculé le train train de notre maisonnée.

Premièrement, on est allé visiter de la famille à Chicoutimi. 5 heures d'auto à l'aller et au retour. Des bagages à ne plus savoir où les mettre. Heureusement que nous avons l'habitude de voyager léger, parce que si j'étais le genre de fille à avoir besoin de la moitié de ma garde-robe lorsque je pars pour une fin de semaine, je sais ben pas où on aurait mis le parc, la chaise haute, les jouets et les trois millions d'autres trucs qui étaient nécessaire pour la puce! Contrairement à nos craintes, le trajet en auto et les nuits à destination se sont très bien passées. On avait prévu faire au moins trois arrêts par déplacement. À l'aller, il nous en a fallu deux. Et, au retour, un seul! Les deux fois, la puce a dormi comme un ange!

Sitôt de retour, on a dû se lancer dans le magasinage, parce que notre lave-vaisselle nous a laissé tomber. Pile au moment où la puce salit 2 ou 3 petits plats par repas, sans parler des verres à bec et cuillères. J'attends avec impatience qu'on nous livre la nouvelle machine! (J'suis plus habituée de faire la vaisselle à la main moi, un moment donné, on s'habitue à la civilisation! lol!)

Puis, pour finir en beauté cette enfilade de journées pas ordinaires, je suis allée au cabaret littéraire Langues Pendues. Ce qui signifiait que, ce soir-là, ma puce serait, pour la première fois, mise au lit par quelqu'un d'autre que moi. Je dois dire que je m'attendais à revenir pour trouver mon bébé en larmes, ou, à la limite, blottie dans les bras de sa gardienne, mais toujours éveillée. C'était sous-estimer la gardienne... et la puce! Elle a refusé catégoriquement de boire au biberon (je l'avais allaitée une heure avant son coucher, faut dire, mais d'habitude elle en redemande juste avant le dodo), mais elle s'est endormie quand même, sans faire de crise.

Bref, samedi soir je me suis couchée en me disant que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes, qu'on avait un bébé extraordinaire qui s'adaptait bien aux petits changements dans sa routine...

Et dimanche matin, je me suis réveillée congestionnée, la gorge comme du papier sablé et la tête qui voulait m'éclater... pour découvrir rapidement que bébé est dans le même état que moi.

Alors après une semaine de chambardements, hier on est revenues à nos vieilles habitudes, celles qui datent de l'époque où la puce n'avait même pas encore appris le concept de routine : mon bébé a passé la journée dans mes bras, à téter paresseusement entre deux siestes, tandis que je somnolais à moitié.

Un moment donné, faut se reposer de toutes ces activités! ;)

lundi 23 mars 2015

Que faites-vous samedi soir?

Que faites-vous samedi soir?

Si vous habitez la Rive-Sud de Montréal ou que vous n'avez pas peur de vous faire bouffer par les banlieusards qui la peuplent, je vous invite à venir faire un tour à St-Isidore au Cabaret littéraire Langues pendues.

Il s'agit d'un spectacle qui allie contes, poésie, nouvelles littéraires (ça c'est ma partie) et diverses performances. Selon les premiers aperçus que j'en ai eu, ça devrait être assez original et pas mal trippant.

Pis dans le cas contraire, on fera pas souffrir le public longtemps : on commence à 19h et ce sera fini à 21h au plus tard.

Les billets sont en vente ici.

Détail sympathique : le bistro qui accueille le spectacle est un "apportez votre vin ou autre boisson". J'en connais un qui va en profiter pour regarder les spectacle en sirotant une bière sans gluten. ;)

lundi 16 mars 2015

Soyez courtois, j'ai quand même une vie

Début novembre 2014 (la puce a trois mois et je viens d'affronter avec un succès relatif mon premier salon du livre post-bébé), une technicienne en loisirs d'une école secondaire m'écris pour me demander si je serais intéressée à participer à leur journée "salon du livre" qui aura lieu en avril. Je réponds oui (évidemment, on refuse rarement des journées d'animation scolaire). La technicienne me dit qu'elle me reviendra avec les détails lorsque le budget aura été approuvé.

Novembre se termine. Décembre arrive. Pas de nouvelle. Je classe mentalement l'affaire dans la section "ça n'arrivera pas". Ce n'est pas la première fois. Le budget n'a pas dû être approuvé. Je débloque la date de mon calendrier et j'oublie l'affaire. Arrivent janvier et l'année 2015. Puis février passe.

Il y a quelques jours (donc au début mars), je reçois un courriel de la technicienne contenant... une proposition d'horaire pour la journée en avril.

Euh... Premièrement, on n'a pas encore jasé de cachet, alors je ne vais pas approuver un horaire. Deuxièmement, quand on recontacte quelqu'un après 4 mois de silence, me semble que la courtoisie exige qu'on commence par demander si la personne est toujours intéressée et/ou disponible.

J'suis ptêt une auteure sans contrainte d'horaire liées au travail, mais j'ai quand même une vie. 

Y'a déjà assez des éditeurs qui nous imposent des mois d'attente silencieuse, les écoles vont pas se mettre de la partie aussi!

mardi 10 mars 2015

Se perdre en route

J'avais déjà écrit un billet sur la série "House of Cards" (une exclusivité Netflix), dont j'ai adoré la première saison. J'ai dévoré la deuxième saison avec le même appétit.

Et là je viens de regarder la troisième saison et... j'ai cru pendant un moment à une mauvaise blague.

Juste pour être sûre, j'ai regardé à nouveau quelques épisodes de la première saison. La différence est frappante.

Dans les deux premières saisons, le personnage principal, Frank Underwood, brise le 4e mur et parle à la caméra (on aime ou on aime pas, mais dans les circonstances, j'aime). Il manipule les gens grâce à un mélange savamment dosé de flatteries et de menaces. Il s'achète des alliés grâce à des faveurs qui lui demandent peu, mais représentent beaucoup. Underwood est un être ignoble, mais son talent pour l'intrigue et sa maîtrise cynique de la psychologie force l'admiration. Et son amour profond, quoique tordu, pour sa femme, Claire, lui donne juste assez d'humanité pour qu'il reste crédible.

Dans la troisième saison, rien de tout ça n'est présent. Les bris du 4e mur sont anecdotiques et plus la saison avance, moins il y en a. Underwood semble avoir oublié l'usage de la carotte ou l'existence de la psychologie. Il abuse du bâton, ignore les signaux de mécontentement de ses subordonnés et se met à dos tous ses alliés. Y compris sa femme.

C'est mauvais!

Je n'arrive pas à comprendre comment des créateurs peuvent se perdre en route à ce point.

Et ça m'inquiète un peu. Si je n'arrive pas à comprendre comment des auteurs peuvent dévier de la psychologie établie d'un personnage, oublier les éléments qui donnent du cachet à leur histoire, est-ce que ça ne me met pas à risque de vivre un problème semblable?

Hanaken III sort bientôt...