lundi 26 septembre 2016

Quand est-ce que tout est devenu rose et bleu?

Il y a quelques années, les parents de mon chum ont déménagé. Sa mère étant une ramasseuse chronique nostalgique, elle a alors retrouvé des vieilleries jouets que mon chum avait lorsqu'il était un tout petit bambin. J'ai souri en constatant que j'avais eu les mêmes. Le même clown dont on tourne le nez et qui fait de la musique (et qui était toujours un peu inquiétant, parce que des fois on le prenait et il se remettait à jouer même si on avait pas tourné le nez), les mêmes peluches-souvenirs de l'aquarium de Québec, les mêmes hochets Fisher Price en plastique massif, la même couverture en coton tout doux avec des motifs de chats oranges.

Les mêmes jouets. Normal : on est nés dans la même province ville à six mois d'écart. Mais ce qui m'a frappée, c'est que ces jouets étaient de la même couleur.

Ma fille a un cousin de deux mois plus âgé. Ils sont nés dans la même ville. Ils ont eu des jouets identiques... sauf pour la couleur. Ceux du cousin sont bleus. Ceux de ma fille sont presque toujours roses si elle les reçoit en cadeau. Si nous les achetons nous-mêmes (ou si c'est ma soeur qui magasine), ils sont plus neutres. Enfin, quand le neutre existe.

Je ne comprends pas. Mon chum et moi ne sommes quand même pas si vieux que ça. Quand est-ce que tout est devenu rose et bleu? Est-ce que quelqu'un est capable de mettre une date sur le phénomène?

vendredi 23 septembre 2016

Parce qu'elle a tellement changé!

La dernière photo de ma puce sur ce blogue datant de la fête des Mères, j'ai décidé de me gâter un peu... (Et, bon, comme j'ai toujours le cerveau en bouillie à cause du rhume, ça me permet d'économiser au moins un effort intellectuel)

Un jour où elle était enrhumée et où, comme sa maman dans pareil cas, elle voulait juste se coucher sur le sofa pour regarder la télé. (Riez pas de mon sofa, c'est un don. D'une grand-maman, ben oui, comment vous avez deviné?)

Son passe-temps préféré quand on est à table : faire des mimiques (et rire des nôtres).  Là je lui avais demandé de faire la baboune.

Le jour de sa fête, alors qu'elle ne savait pas que je la photographiais.

Sa réaction en s'en apercevant.

Comme vous pouvez le voir, elle est un tantinet espiègle. On se demande encore de qui elle tient ça... *tousse tousse* :p

mercredi 21 septembre 2016

Ceci est mon texte

Quand un de mes texte est accepté par un éditeur (entk, par un bon éditeur), il est ensuite envoyé au directeur littéraire.

Normalement, le directeur littéraire m'envoie ensuite un texte en "suivi des modifications" bourré de commentaires divers, ainsi que de changements effectués directement dans le texte. Les mots que j'avais écrits apparaissent rayés (comme ça) et la suggestion du directeur littéraire est en couleur.

À moi de voir si la suggestion me convient, d'en proposer une nouvelle si ce n'est pas le cas, voire de m'obstiner pour garder mon ancienne formulation.

Ensuite, une fois que le texte a été modifié de manière à satisfaire le directeur littéraire, on procède de la même manière pour la révision linguistique.

Je suis toujours la dernière à décider ce que j'accepte ou refuse dans le texte (dans la mesure où je ne tiens pas à garder des erreurs grossières qui pourraient pousser l'éditeur à refuser de publier le texte!). C'est normal : c'est MON texte. C'est mon nom qui va apparaître dessus. C'est moi qui serai jugée par les critiques, mes pairs, les lecteurs, etc.

J'avais toujours cru que cette manière de procéder allait de soi, n'en ayant jamais vécu d'autres.

Or, je découvre peu à peu que certaines maisons d'édition envoient des corrections (littéraires ou linguistiques) sous la forme de "suivi des modifications" tronqués (le texte original, au lieu d'être raturé, a disparu) ou alors sans aucun suivi (un texte "modifié" est envoyé, parfois même en PDF).

Je trouve ces deux manières de procéder absolument inacceptables. Ça me semble être un manque de respect total envers l'auteur. Ça l'oblige à se livrer à un boulot de moine pour tout comparer, ligne à ligne. Et si jamais il "échappait" une modification? Si jamais l'un des intervenants n'a pas compris un aspect du texte (ça arrive!), qu'il a fait des fautes affreuses, confondu un personnage avec un autre et changé un nom dans une scène cruciale (ça arrive aussi) ou dans un dialogue important, bref si une correction bien intentionnée bousille le texte, qui en portera l'odieux? L'auteur, uniquement l'auteur.

Chaque fois que j'entends parler d'un éditeur qui procède ainsi, je note le nom. Il va grossir ma liste d'éditeur chez qui je ne soumettrai jamais de manuscrit. Après tout, on est déjà si mal payés pour faire ce boulot, peut-on au moins garder le contrôle de nos textes? Apparemment, non : ma liste s'allonge chaque année.

Avez-vous reçu ce genre de corrections quasi-imposées? Comment avez-vous réagi? Trouvez-vous cela normal? Est-ce que je m'insurge pour rien?

lundi 19 septembre 2016

Zombi

Pas de billet aujourd'hui, pour cause de rhume qui me bouffe le cerveau depuis deux jours.

Alors pour rester dans le ton, j'écoute Walking Dead en rafale.

Je ne suis toujours pas une fan de zombis, mais je dois avouer que cette série télé présente des petits bonheurs de trames narratives. (Par exemple quand des groupes séparés passent aux mêmes endroits sans que le téléspectateur ait de repères temporels et que certains viennent à la rescousse des autres, tandis que d'autres se nuisent sans le savoir : génial!)

Pis, bon, c'est pas trop compliqué à comprendre dans mon état. ;)

vendredi 16 septembre 2016

Tranche de vie (15)

Je lis une nouvelle écrite par un jeune auteur que je coache (contre rémunération). C'est pas mauvais, mais c'est axé sur l'action, alors la narration au passé simple introduit un décalage malvenu. Je lui écris donc un courriel, en souriant intérieurement, parce qu'en lui demandant de changer son temps de narration, j'ai l'impression de ré-entendre Élisabeth Vonarburg me demander "Ton texte, et si tu l'essayais en il?".

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De : Moi
À : Auteur qui débute
Objet : Ta nouvelle

Salut! J'ai lu ta nouvelle et je l'aime bien, mais ta narration au passé simple me semble lui nuire. Essaie de réécrire au présent les trois premières pages, tu vas comprendre ce que je veux dire (dans la scène d'action de la page deux, tu vas voir, l'effet sera immédiat, on va vraiment entrer dans l'action!).

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De : Auteur qui débute
À : Moi
Objet : Ma nouvelle

Merci du conseil, mais je l'aime au passé simple.

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Je suppose que vous pouvez imaginer la face que j'ai faite en lisant cette réponse? :p

Je ne me serais pas imaginé dire ça comme ça à Élisabeth mettons!

À chaque fois qu'un débutant me répond quelque chose du genre, je m'interroge. Suis-je devant un génie qui a compris des mécanismes littéraires que je ne pige pas et qui considère donc mes suggestions avec dédain? Ou alors devant une tête dure ou un paresseux qui risque de ne jamais s'améliorer?

Et surtout :  pourquoi me demander des conseils si c'est pour les ignorer ensuite? (Surtout que je ne demandais même pas de réécrire la nouvelle en entier... et qu'il paie pour lesdits conseils!)

mercredi 14 septembre 2016

Fermé pour la fin de semaine

Tsé, des fois, en préparant le plan d'un projet, tu fais des erreurs nouilles sans t'en rendre compte.

Par exemple, tu prévois toutes les actions de ton roman policier, tu les agences soigneusement, avec la date correspondante et l'heure de la journée et la température du jour et tout...

Et tu te rends compte, en pleine écriture, que tu as, par erreur (ou lapsus freudien), prévu DEUX vendredis dans ta semaine!

Tu regardes ce que le personnage devait faire durant ce deuxième vendredi... et tu te rends compte qu'il ne peut pas. Qu'il va se cogner le nez sur une pancarte "fermé pour la fin de semaine".

Tu angoisses, tu tournes en rond dans ta cuisine, tu vas écouter un épisode de Stanger Things (et tu l'abandonnes bien vite au profit de The Bridge)...

Puis tu te rends compte que c'est pas grave. Que ton personnage est exactement le genre de personne qui se cognerait le nez sur une pancarte "fermé pour la fin de semaine". Que tu peux, après avoir ramené la fin de semaine à ses deux jours réglementaires, coincer l'action prévue dans son lundi.

Bref, que ton erreur, loin de nuire à ton roman, va juste lui donner un petit souffle de réalité supplémentaire.

Yé! Ouf! Joie! Bonheur!

Mais la prochaine fois, je vais quand même m'assurer de ne prévoir que des semaines de sept jours! :p

lundi 12 septembre 2016

Retour à la routine

Ce matin, c'est le retour à la routine. Enfin, à notre nouvelle routine, disons.

Mon chum est reparti au travail.

Je suis donc seule avec ma fille pour les deux prochains jours.

J'espère qu'elle ne me fera pas trop de crise de type "je-veux-papa-maintenant-pas-maman-bye!" Mais je suis réaliste : il va y en avoir quelques-unes. Ma puce est à l'âge où elle vivrait dans les bras de son papa! :p

J'espère aussi que le retour à un rythme de vie plus normal (avec moins de sorties et plus de jeux intérieurs) va l'aider à reprendre de bonnes habitudes de sommeil. Parce que j'ai engrangé quelques nouvelles idées pendant nos vacances et j'aimerais avoir le temps de les noter pendant ses siestes! Hihihihi! ;)

Parlant d'écriture, j'ai profité de mes "vacances" pour retravailler deux nouvelles qui traînaient et dont je négligeais la réécriture depuis longtemps, au profit de projets plus longs (notamment mon roman policier!).

Mais à partir de mercredi, fini la paresse : je reprends le travail sur de longs projets. Au menu : mon roman policier, un roman réaliste et le plan d'un roman jeunesse. Je ne sais pas trop comment je vais organiser tout ça, étant donné que le roman réaliste est attendu, ainsi que le plan du roman jeunesse, ce qui n'est pas le cas du roman policier... mais, juste pour faire exprès, c'est évidemment sur lui que j'ai le plus envie de travailler!

Vais-je alterner les journées? Me donner un nombre de mots à écrire pour un projet avant de passer au suivant? Mettre à nouveau le roman policier sur la glace?

Faut que j'y pense. Avez-vous des suggestions