vendredi 2 décembre 2016

Les mots à bannir

Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai vu des listes du genre "les dix mots à éliminer de vos écrits". Invariablement, on y retrouve à peu près les mêmes : beau, laid, petit, grand, gros, avoir, être, faire, dit-il, ça, comme... et tous les adverbes en "-ment". (Oui, je sais, ça fait plus de dix)

Ça m'attriste. Pauvres petits mots mal aimés!

Il me semble pourtant que, du point de vue de l'écrivain, il n'y a pas de "mauvais" mot. (Non, même pas les "mauvais mots"!) Il n'y a que des mots mal employés, qui ne servent pas le style et l'histoire.

On peut écrire tout un texte avec des "mots de base" comme petit, grand, gros, avoir, être, etc., si on écrit du point de vue d'un enfant ou d'une personne très peu éduquée.

Il est possible de parsemer un texte d'anglicisme si le narrateur est anglophone. Ou si les personnages lisent ou entendent un texte qui est supposé être en anglais ou traduit de l'anglais.

Même chose pour les québécismes et autres régionalismes : si leur emploi se justifie, ils ont leur place. Ils peuvent même donner de la couleur aux dialogues si le narrateur utilise pour sa part un niveau de français plus relevé.

Les sacres, jurons et autres injures sont tout à fait à leur place dans la bouche d'un personnage mal élevé, peu éduqué ou en colère.

Même les faux emplois ("récuré" utilisé à la place de "récupéré" ou "stimulé" au lieu de "simulé") peuvent jouer un rôle s'ils sortent de la bouche (ou de la tête) d'un personnage pédant qui se croit plus cultivé qu'il ne l'est.

J'admets que les mots supposément "pauvres" ou "à bannir" doivent être maniés avec prudence. Ce sont, tant qu'à moi, des termes "à surveiller". Vous ne voulez probablement pas (sauf en présence des contextes particuliers cités ci-haut) en mettre un par ligne.

Mais vous ne voulez pas non plus écrire un texte où "Possédant un cœur semblable à ceux des saints, l'homme de taille minime effectua l'amour à la superbe esseulée." (Traduction : Comme le nain avait bon cœur, il fit l'amour à la belle esseulée.)

Tsé veut dire... :p

mercredi 30 novembre 2016

Le mystère du magasinage féminin

Un ami, à qui je confiais mon peu d'amour pour la mode et le magasinage, m'a récemment répondu : "C'est ça, à entendre les filles parler, vous haïssez toutes magasiner, mais pourtant me semble que vous êtes toujours rendues là!"

Je dois admettre qu'il a partiellement raison. Même si je ne magasine pas souvent, c'est fou le temps que je peux perdre dans des boutiques de linge! (Surtout depuis que j'ai entrepris de refaire ma garde-robe.) Mais l'autre jour, en me préparant pour le salon du livre, j'ai compris pourquoi.

Avoir prévu mon affaire davantage, j'aurais photographié juste mon linge fait au Québec...
J'ai regardé trois vestes achetées dans la dernière année. Toutes à ma taille. Mais quelle taille? Petit, moyen, grand. Toutes les possibilités sont représentées!

À côté de ça, le linge de mon chum se décline dans le large, large et large.

Je sais maintenant pourquoi on perd autant de temps à magasiner quand on est une fille : c'est parce qu'on a aucune idée de la taille qu'on doit acheter!!! (Et c'est long essayer 3 exemplaires du même morceau pour découvrir que, finalement, c'est la coupe et non la taille qui pose problème...)

lundi 28 novembre 2016

Envoye, Noël, amène-toé!

Il me semble que, par les années passées, Noël me donnait toujours l'impression de me tomber dessus. Oui, l'horaire des soupers de famille était organisé depuis longtemps, mais j'avais l'impression que c'était loin tout ça. Encore plusieurs semaines... Puis j'entrais dans une pharmacie un 3 décembre pour m'acheter des Advils et, BAM! la musique de Noël, les décorations et les ensemble-cadeau me rappelaient que, oh merde, j'avais une maison à décorer, de jolis vêtements à prévoir, de la bouffe à préparer, des cadeaux à acheter et déjà plus beaucoup de temps pour faire tout ça.

Mais cette année, j'ai une petite puce qui va à la garderie. Là-bas, le sapin a été monté dans la semaine suivant l'Halloween. Ça c'est aussitôt mis à parler de Noël autour de moi, à demander des suggestions de cadeau, les soupers se sont organisés...

Et, pour une fois, on dirait que j'ai pas manqué le bateau! Les cadeaux sont achetés (enfin, ceux que je fais, hein, parce que depuis que j'ai réduit Noël, pas question de le laisser enfler à nouveau), les jolis vêtements seront issus de la portion de ma garde-robe destinée aux salons du livre et la maison est décorée (avec un nouveau sapin, parce que notre antiquité artificielle était rendue qu'elle perdait plus d'épines qu'un vrai), au grand bonheur de ma puce!

Ce sourire-là donne envie de monter trois autres sapins! :)
D'ici à Noël, il ne me reste donc qu'à cuisiner. Ce sera quand même pas une sinécure : faut que je prépare de la bouffe pour le brunch du 26 décembre au matin. On reçoit 18 personnes. Avec un menu sans gluten et végétarien. Dire qu'il y a eu une époque où ça m'aurait vraiment inquiétée! ;)


Là en plus je peux admirer mon magnifique sapin pour me détendre.
Bref, je regarde mon calendrier et je peux pas m'empêcher de me dire "Envoye, Noël, amène-toé, on est prêts à te recevoir!"

Pis chez vous, les préparatifs se présentent comment?

vendredi 25 novembre 2016

Sortir de sa zone de confort

J'aime sortir de ma zone de confort. Tellement que des fois je m'illusionne en me demandant si j'ai vraiment ça, moi, une "zone de confort".

Puis je reçois un courriel d'une amie, Valérie Harvey aka Nomadesse.

Courriel dans lequel elle m'invite à participer à un recueil de nouvelles.

Ça me tente toujours ça!

Qui serait publié chez Québec-Amérique.

Oui! Oui! Oui!

Et qui rassemblera des textes parlant d'amour.

Hein? Quoi? Pardon?

Je relis le courriel. Oui, j'ai bien compris. Valérie m'invite à écrire une nouvelle sur le thème de l'amour. Un texte optimiste. Avec composante sf ou fantastique si j'y tiens, mais les sentiments doivent être au cœur du récit.

Euh...

Plusieurs mois ayant passé, je peux maintenant avouer (sans risquer de faire paniquer Valérie) que sur le coup, je me suis retrouvée bien embêtée. Un texte optimiste, axé sur les sentiments?!? Je ne pouvais pas être plus loin de ma zone de confort!

J'ai dit oui, évidemment, parce qu'on ne refuse pas la chance de publier chez Québec-Amérique (entk, ça ne m'est jamais passé par la tête). Mais je me demandais ce que j'allais bien pouvoir raconter.

Coïncidence, quelques semaines plus tard, mon chum et moi nous sommes retrouvés invités à un mariage. Un gros mariage. Le genre de truc trop gros, trop arrangé, trop fake, où la mariée capote deux minutes avant de prononcer ses vœux parce que la nappe de la table d'honneur n'est pas exactement de la même couleur que la robe des bouquetières.

Et là, entre une interminable séance de photos et un lancé de bouquet artificiel, une idée m'est tombée dessus. Au milieu de tout ça, j'ai trouvé la lueur d'optimiste qu'il me fallait.

J'ai écrit mon texte, Valérie l'a accepté et, dans quelques mois, vous pourrez lire le résultat. (Le recueil, intitulé "L'amour au cœur de la vie", sortira en février prochain et comptera 13 auteurs au sommaire).

Et vous pourrez me dire comment vous trouvez ma plume quand elle sort de sa zone de confort! ;)

mercredi 23 novembre 2016

Processus créatif normal

Voici les étapes qui, je dois m'y résigner après huit ans d'écriture assidue, semblent faire partie de mon processus créatif normal :

Étape 1 : Ô, j'ai une bonne idée! (rédaction complétée : 0%)
État mental : Extase, joie et autres bonheurs.
Actions posées : Écriture des grandes lignes de l'arrière-monde, des personnages et de l'intrigue en mode "flux de pensée" (presque de l'écriture automatique), puis mise en place du plan

Étape 2 : Ce sera mon meilleur bouquin! (rédaction complétée : 1 à 10%)
État mental : Concentration, assiduité, sérénité.
Actions posées : Recherches de fond et écriture frénétique

Étape 3 : Ce projet est nul! Je suis nulle! Ma vie est nulle! (rédaction complétée : 10% à 30%)
État mental : Dépression.
Actions posées : Magasinage en ligne, niaisage sur Facebook, lecture des journaux et alignement pénible de quelques phrases afin que le manuscrit progresse un peu.

Étape 4 : Ah tiens, cet élément est intéressant... (rédaction complétée : 30% à 60%)
État mental : Retour progressif de l'envie d'écrire et de la confiance en mes capacités.
Actions posées : Écriture plus régulière, recherche sur des points de détail.

Étape 5 : J'achève! (rédaction complétée : 60% à 100%)
État mental : Légère obsession pour tout ce qui entoure le projet.
Actions posées : Écriture frénétique. Repas, et même cafés!, fréquemment oubliés.

Étape 6 : Ouf! C'est fini. Les projets du genre, on ne m'y reprendra plus!
État mental : Essoufflement créatif. Amusement en constatant qu'on a encore déprimé pour rien. Fierté devant le produit fini.
Actions posées : Détente. Lectures diverses. Écoute de beaucoup de télé. Arts martiaux. Trekking. Percolation d'influences extérieures inspirantes et...

Ô, j'ai une bonne idée!

(Allez, dites-moi qu'on est tous pareils...)

lundi 21 novembre 2016

La question de la fin de semaine

Je suis très fière de mon prix Canada-Japon, car c'est pour moi la confirmation qu'en faisant un travail de recherche (et d'écriture!) rigoureux, je peux arriver à reconstruire une civilisation. Pour moi qui ai toujours voyagé grâce aux livres, découvrir que je peux faire voyager à mon tour des lecteurs avec mes écrits, malgré mon peu de moyens pour les voyages, c'est la plus belle des récompenses.

En fin de semaine, on m'a demandé à de multiples reprises si j'allais utiliser les 10 000$ qui viennent (ou, entk, viendront) avec le prix pour aller au Japon.

Sachant qu'avec cette somme, je peux soit aller passer quelques semaines au Japon, soit écrire pendant un an, qu'est-ce que vous pensez que j'ai répondu?

"On verra quand je gagnerai un prix du Gouverneur Général!" Hihihihihi!

Ma méthode dans la vie : viser haut, comme ça c'est pas grave si on bloque à mi-parcours! ;)

(J'ai choisi d'essayer de vivre de ma plume. Ça implique quelques sacrifices et l'un d'eux est de ne pas dépenser en luxes les gros montants qui me tombent dessus, malgré la tentation!)

mercredi 16 novembre 2016

Salon du livre de Montréal 2016

Bon, ben, le blogue fera relâche vendredi, parce que je vais être au Salon du livre de Montréal.

Je serai en signature au stand des Éditions du Phoenix (146) :

Jeudi 17 novembre : 12h à 15h

Vendredi 18 novembre : 12h à 14h

Samedi 19h novembre : 17h à 19h30
(Ben oui, je travaille après le cocktail... J'espère que malgré quelques coupes de vin, je ferai pas trop de faute dans mes dédicaces!)

Avant ou après mes séances, vous avez de bonnes chances de me croiser au kiosque des Six Brumes (348) ou alors en train de fouiner dans la section pour les tout-petits! (J'ai des cadeaux de Noël à acheter pour ma puce!)