jeudi 24 avril 2014

Bye bye boss!

Demain, c'est ma dernière journée de boulot salarié.

Pour combien de temps?

Mystère. J'ai les fonds pour tenir environ 3 ans (c'est l'avantage d'économiser depuis 4 ans en vue de l'arrivée d'un enfant qui s'est fait attendre). Un peu moins si on rencontre beaucoup d'imprévus coûteux. Un peu plus si mes revenus d'écrivaine augmentent.

J'vais pas vous mentir : ça m'angoisse un peu.

Mettons qu'entre le nouveau statut d'écrivaine à temps plein, les aménagements inévitables que ça demandera à mon train de vie et le bébé qui s'annonce, les prochains mois vont être fertiles en changements.

Mais bon, qui vivra verra! ;)

mercredi 23 avril 2014

Pas de billet aujourd'hui

Y'aura pas de billet aujourd'hui. Pour cause de blogueuse trop crevée en revenant d'une journée de formation et d'un cours de cardio-béluga (où je commence me sentir de plus en plus béluga et de moins en moins cardio! :p )

Mais j'vous promets que la semaine prochaine je me rattrape et que je vous raconterai mon épisode "hôpital qui rend fou" digne des 12 travaux d'Astérix. Vous allez voir, à côté d'obtenir une carte bleue dans un certain hôpital, trouver le foutu formulaire A-38, y'a rien là!!!

mardi 22 avril 2014

Prévente 2014 des Six Brumes

Bon, suite à une distraction de ma part, le billet qui aurait dû paraître aujourd'hui a été publié hier.

Et aujourd'hui, je commence ma journée avec une enième visite chez le médecin (j'en reviens pas du nombre de rendez-vous de suivi qu'on a pendant la grossesse!), puis je rentre au bureau et je débute l'entraînement de ma remplaçante.

Parce qu'on en est à BBB (Bye bye boss) moins 4 jours! :)

Bref, j'ai pas énormément de trucs à raconter, ni beaucoup de temps pour passer ici.

Alors je vous invite à aller compenser votre besoin quotidien de lecture sur le site de la prévente 2014 des Six Brumes.

Là, vous trouverez les résumés de trois bouquins à venir. J'ai participé à deux des trois, soit le livre dont vous êtes six fois le héros et l'anthologie célébrant le 10e anniversaire de la revue Brins d'éternité! :) (Ben oui, c'était ça la réédition dont je parlais dernièrement)

J'vous encourage fortement à participer à la prévente : les petits suppléments sont intéressants (surtout les plan-solutions pour les histoires dont vous êtes le héros), les livres sont beaux, les auteurs sont talentueux, pis, en prime, les livres vous sont livrés un à un par la poste, selon leur date de sortie. Ça rend les visites à la boîte aux lettres beaucoup plus agréables que lorsqu'on attend seulement des factures! ;)

lundi 21 avril 2014

Conseils bien intentionnés (5)

Une amie (nouvellement maman) m'apostrophe durant un souper :

Elle - Pis, qu'est-ce que tu veux comme poussette?

Moi - Oh, un truc à trois roues, tout terrain, dont on peut mettre le siège presque à plat.

Elle - Ben là!

Moi - Quoi?

Ptêt que c'est trop spécifique comme demande?

Elle - Ben là, t'as pas choisi de marque ou de modèle? T'es pas allée les essayer en magasin?

Moi - Euh... non.

Elle - Franchement! Si t'es pas plus spécifique que ça, tu vas te retrouver avec une affaire trop lourde pour ton goût ou dans une couleur que t'aimeras pas.

Hein? J'suis supposée me préoccuper de la couleur de ma poussette? Et le poids... Ben comme je suis plus forte qu'une bonne partie de mes amis masculins, j'peux pas dire que c'est un élément qui m'inquiète...

Moi - Ben tu sais, si quelqu'un me donne une poussette, ça va me faire plaisir de vivre avec, même si c'est pas exactement ce que moi j'aurais choisi.

Elle - Non, non, non! Crois-moi, tu veux le mieux que tu peux trouver. Va magasiner ça, pis vite. Le siège d'auto aussi. C'est pas parce qu'ils sont tous homologués par Transport Canada qu'ils sont tous bons.

Moi (absolument pas sincère et ne pouvant m'empêcher de penser que oui, c'est ça que ça veut dire) - Oui, oui.

Elle - Pis fie-toi pas au cours prénatal du CLSC, ils expliquent les affaires ben trop vite.

Quoi? Plus de détails que ça et je serais morte d'ennui lors du dernier cours! Sans compter que le cours prénatal fait juste répéter le contenu du guide de 400 pages remis par le ministère de la santé.

Elle - Va plutôt voir tel organisme, ils offrent des cours ben plus complets.

Moi (cherchant à tout prix un échappatoire à cette conversation) - Bonne idée. Heille, penses-tu que ton esthéticienne aurait de la place pour moi si je voulais me faire faire une pédicure?

Ces temps-ci, je fais deux constatations : il y a des gens pour qui ça semble extrêmement compliqué être parents. Et la pédicure semble vraiment être un dénominateur commun chez les mamans de mon entourage.

Étrange.
Pendant qu'elles se font peindre les doigts de pied et magasinent la meilleure marque de hochet, je lis des livres sur le développement de l'enfant. C'est fascinant! Saviez-vous qu'un bébé de quelques jours ne sait pas que ses orteils lui appartiennent?
Hum... pourquoi est-ce je parle encore de pied? ;)

jeudi 17 avril 2014

Bonne longue fin de semaine!

Je sais pas comment ça se passe par chez vous, mais pour mon chéri et moi, y'étais pas mal temps que le congé de Pâques arrive. Entre ma fatigue induite par les hormones, le fait que mon chum travaille en fou (il occupe présentement deux postes en même temps!!!), pis la météo débile qui semble décidée à nous faire vivre un minimum de 3 saisons par jour depuis le début de la semaine, mettons qu'on en a ras-le-bol.

En plus, à 5 jours de mon départ (plus ou moins) définitif du merveilleux (?) monde des emplois de bureau, je découvre qu'une fois qu'on sait qu'on quitte un boulot, tous les irritants deviennent mille fois plus insupportables! Ouf! Y'a des collègues qui s'arrangent pour qu'on ne s'ennuie pas d'eux!

Heureusement, voilà Pâques qui pointe son nez, avec sa fin de semaine de quatre jours (ou seulement trois, si vous êtes malchanceux). Cette fête-là, si un jour on laïcise le calendrier (j'suis contre, en passant), faudra vraiment s'arranger pour la garder.

Et non, faut pas la mettre à date fixe! Parce que je sais pas si vous avez remarqué, mais si elle avait eu lieu en mars, on l'aurait trouvée moins sympathique, enterrée dans quatre pieds de vieille neige sage. Là, on a presque quasiment l'espoir d'un timide début de quelque chose qui ressemblent vaguement à un printemps.

Y'étais temps : mon manteau d'hiver n'attache plus! :p

Bonne chasse aux œufs, gavage de chocolat, visionnement de vieux films plates ou de nouveaux films traumatisants inspirés de la mythologie chrétienne, réunion de famille et autres occupations traditionnelles de cette époque de l'année! ;)

mercredi 16 avril 2014

Les Six Brumes, livraison 2014

Héhéhé, je sais pas si vous êtes allés faire un tour du côté du site des Six Brumes ces derniers temps, mais je vous signale que leur livraison 2014 se dévoile tranquillement.

La prévente va commencer le 21 avril et comptera trois projets.

Le premier ressemble à ceci. Le troisième, je peux pas vous en parler tout de suite, sinon pour vous dire que j'y participe.

Mais le deuxième, vous le connaissez, c'est le livre dont vous serez six fois le héros.

Enfin, seulement si, comme le personnage de la couverture, vous avez le courage de vous approcher du 6, Chalet des brumes...

6, chalets des brumes, un livre dont vous êtes le héros dirigé par Luc Dagenais avec des textes de Geneviève Blouin, Dave Côté, Luc Dagenais, Ariane Gélinas, Isabelle Lauzon et Jonathan Reynolds. La couverture est d'Émilie Léger

mardi 15 avril 2014

Votre roman appartient-il à votre employeur?

Une bonne partie des écrivains québécois (et surtout des écrivains-en-devenir) cumulent les fonctions : employés salariés de jour, écrivain les soirs, les fins de semaine, dans le bus, pendant leurs vacances, etc. Ce qui signifie que ces écrivains ont signé un contrat de travail avec un employeur. Un contrat qui pourrait bien leur réserver une mauvaise surprise le jour où, enfin, ils publieront leur roman.

J'ai changé d'emploi quelques fois au cours de ma vie. À chaque fois, j'ai examiné à la loupe mon contrat de travail. Et j'ai bien fait, parce que, quelques fois, je suis tombée sur de mauvaises surprises.

Par exemple, il m'est arrivé de tomber sur la clause suivante :

Les droits d'auteur de tout écrit, oeuvre, logiciel, etc. développé par l'employé durant sa période à l'embauche de l'entreprise, dans ou hors ses heures de travail, avec ou sans l'utilisation du matériel de l'entreprise, avec ou sans rapport avec les activités et intérêts de l'entreprise, appartiennent à l'entreprise.

Plus loin, le contrat spécifiait même :

En cas de difficulté à établir la date de réalisation d'un écrit, œuvre, logiciel, etc. il sera présumé que ces réalisations ont été faites durant la période d'embauche.

En clair? Si j'avais signé ce contrat tel quel, mon employeur aurait pu réclamer les droits d'auteur de tout ce que j'avais écrit ou publié pendant que je travaillais pour lui. Évidemment, il ne l'aurait sans doute pas fait tant que les chiffres de vente seraient demeurés faméliques. Mais si jamais Hanaken était devenu le prochain Hunger Games, il y a fort à parier que j'aurais reçu une gentille lettre d'avocat m'accusant de viol de propriété intellectuelle et me réclamant l'intégralité de mes revenus.

Évidemment, à chaque fois, en lisant des clauses semblables, j'ai pris un crayon et joyeusement biffé les mentions au sujet des écrits, des trucs développés en dehors des heures de travail, des trucs qui ne sont pas en rapport avec les affaires de l'entreprise et même, parce que je suis vraiment ratoureuse, toute mention de l'utilisation du matériel de l'entreprise. Parce que, hé, j'écris sur mes heures de dîner, mais je ne traîne pas mon portable au boulot! L'employeur, une fois informé de ma situation personnelle et de mes ambitions, s'est rarement obstiné.

Et, franchement, s'il l'avait fait, je serais allée voir ailleurs. Parce qu'un employeur qui se garde le droit de réclamer les droits d'auteur de vos photos de vacances, tant qu'à moi ça s'appelle un esclavagiste!

Mon chum, lui, a déjà signé un contrat contenant une clause de propriété intellectuelle semblable. Ce n'est que plusieurs années plus tard, en relisant ses paperasses, qu'il a réalisé que le jeu qu'il développait patiemment depuis trois ans dans ses moments de loisir appartenait donc légalement à son employeur.

Heureusement, dès qu'il a constaté le problème, il est allé discuter avec son patron immédiat de la possibilité de modifier la clause et la demande a fait son petit bonhomme de chemin jusqu'à ce que, quelques semaines plus tard, on lui offre un contrat tout neuf (et rétroactif) amputé des notions pouvant lui causer problème (et qui permettaient incidemment à son employeur de réclamer les droits de notre nouvelle écrite en collaboration!).

Morale de cette histoire : ne vous reposez pas sur l'idée que "Bah, on ne viendra pas m'écoeurer à cause des 1000$ de droits d'auteur que je fais dans l'année". Ne signez pas un contrat contenant une clause qui accorde la propriété de vos écrits à votre employeur. Et si jamais vous l'avez déjà signé, dépêchez-vous de discuter de l'affaire avec votre patron et le département des ressources humaines. Vous obtiendrez beaucoup plus facilement leur coopération pendant que vous êtes un pauvre écrivain de fin de semaine et que tout le monde voit votre passion comme un hobby amusant et plutôt inutile!

Si vous pensez que j'exagère, je vous suggère d'aller lire ceci. Oui, la Geneviève qui a posé la question à l'origine de l'article, c'est moi. À un certain moment, je ne savais plus trop sur quel pied danser (est-ce que je m'en faisais trop? est-ce que la clause était vraiment légale?), alors j'avais posé la question à une journaliste spécialisée.

Et les recherches de la journaliste me confirment que mes inquiétudes étaient fondées et que le genre de clause que je cite dans ce billet sont légales. Alors si vous êtes un employé et que vous écrivez des romans, je vous suggère de relire vos contrats de travail et d'embauche.

Juste au cas où...