lundi 30 mai 2016

Ma seconde fête des Mères

J'ai vécu récemment ma seconde fête des Mères en tant que maman.

Je n'en ai pas parlé sur le coup, mais ça n'a pas été un moment facile à vivre.

Voilà cinq ans que j'ai perdu ma mère. Cinq ans que, en théorie, je n'ai personne à appeler le jour de la fête des Mères. Je dis "en théorie", parce que, en pratique, avant même le décès de ma mère, c'est souvent à ma grand-maman que je pensais le plus le jour de la fête des Mères.

Ma mère, je m'en rends compte avec le recul, n'était pas chaleureuse et maternelle. Elle était pressée, stressée, souvent impatiente. Question de caractère? D'épreuves de la vie? De choix mal assumés? Mystère, je ne le saurai jamais maintenant. Je sais seulement que ma grand-maman maternelle a toujours été pour moi la présence inconditionnellement aimante que certaines personnes semblent associer à leur mère.

Or, voilà très exactement deux fêtes des Mères que ma grand-maman n'est plus là.

L'an dernier, avec ma puce de neuf mois et mon chum qui retournait travailler, mettons que je n'ai pas eu le temps de m'appesantir sur la question. La fête des Mères est arrivée et repartie sans que je ne m'en rende vraiment compte.

Cette année, par contre, ma puce est revenue de la garderie avec une carte de vœux pour moi (écrite par son éducatrice, ce qui est un peu bizarre). On est allés souper avec la famille de mon chum. J'ai vu défiler plein de beaux témoignages sur Facebook.

Et je me suis sentie toute seule. Pas de maman ni de grand-maman à appeler. Plus d'ascendantes de ma lignée pour m'épauler, pour reconnaître dans mes manières de vivre, de penser ou de cuisiner les héritages qu'elles m'ont transmis, volontairement ou malgré elles.

Juste moi. Et ma puce.

Pour laquelle j'espère que je serai toujours présente.

Quand on essaie de prendre un selfie avec une caméra numérique à téléobjectif, je sais pas pourquoi, mais ça fait des gros nez... Ou alors je manque juste de pratique! :p Mais bon, ma cocotte est belle. :)

jeudi 26 mai 2016

L'indice courriel

Il fut une époque (pourtant pré-téléphone intelligent) où toute personne m'envoyant un courriel était quasiment assurée d'une réponse dans l'heure suivante. Dans le pire des cas, par exemple si on m'écrivait en pleine nuit, je mettais 12 heures à répondre.

C'est sans doute ce qui a changé le plus drastiquement depuis que je suis maman. Les jours où j'ai ma puce avec moi, rien ne garantit que je pourrai prendre mes courriels durant la journée. Les fois où mes séances d'écriture deviennent des animations, là non plus la consultation de mes courriels n'est pas assurée. Toutefois, normalement, j'arrive à m'occuper de ma correspondance le soir, une fois la puce endormie.

Mais suffit que les soirées soient envahie par des tâches ménagères, raccourcies par une fatigue post-congrès, dérangées par la puce qui ne trouve pas le sommeil et voilà-ti pas que je ne réussis pas à toucher à mon ordinateur pendant... 3 jours! O.o

36 heures sans lire ou écrire de courriel, je crois que c'est mon record à vie (ou, en tout cas, mon record depuis mes 14 ans, année où j'ai ouvert mon compte Hotmail).

Cela m'amène à trois conclusions :

1- Je pourrais utiliser un "indice courriel" exprimé en heures entre deux consultations, pour illustrer mon taux d'occupation et de fatigue hebdomadaire.

2- Si j'ai le temps d'avoir des idées pareilles, c'est parce qu'écouter Kung Fu Panda pour la 270e fois ne m'occupe pas tellement la cervelle.

3- Je suis vraiment accro à ma correspondance électronique et je m'excuse auprès de tous ceux que je fais patienter! :p

Et vous, votre "indice courriel" moyen, il a l'air de quoi?

lundi 23 mai 2016

Semaine occupée

Je reviens du Congrès Boréal. Deux jours électrisants, mais aussi très intenses, où on cours d'une table-ronde en un repas de groupe, pour retourner s'asseoir devant une conférence, échanger trois mots au vol avec un ami qu'on a pas vu depuis longtemps, tenter d'écrire un chef-d'oeuvre en une heure, puis faut bien aller se nourrir à nouveau, on se couche tard, on se lève tôt, on erre en quête de café au lait dans un Mont-Laurier où tout ferme le dimanche, on note une idée de génie pour un futur roman, oh, oh, c'est l'heure d'une table-ronde en anglais qu'on voulait surtout pas rater, voici la remise des prix, ah flûte ma nouvelle en nomination n'a pas gagné... quoi le congrès est pas déjà fini?!?!

Bref, hier soir j'suis revenue assez essoufflée de ma fin de semaine, pour découvrir un chum encore plus épuisé que moi (la puce lui a fait la vie dure en mon absence) et un bébé qui... dormait comme un ange (la fausse représentation, c'est pas réservé aux produits naturels : les bébé sont experts en la matière! lol!).

Aujourd'hui, c'est la course folle pour rattraper tout ce qui n'a pu être fait en mon absence : lavage, vaisselle, tondeuse... Une chance que c'est férié! (J'ai d'ailleurs l'impression que c'est la première fois que le Congrès se tient la fin de semaine de la Fête de la Reine et je trouve que c'est une excellente idée!)

Demain, mon chum retourne au boulot et je reste en tête à tête avec la puce. Ce sera pas de la tarte : elle est un peu survoltée ces temps-ci. Une chance que le beau temps permet de l'amener au parc pour lâcher son fou!

Mercredi, j'anime un marathon d'écriture pour un organisme de francisation. (Demandez-moi pas plus de détails, j'suis pas sûre que j'ai compris en quoi mon rôle consiste et ça me stresse un brin!)

Jeudi, journée avec la puce (et donc beaucoup de temps passé au parc!).

Vendredi, journée d'écriture (enfin!) qui sera toutefois écourtée parce que la garderie de ma puce tient son événement d'autofinancement annuel.

Bref, espérez pas trop de billet cette semaine, je sens que je vais être occupée...

mercredi 18 mai 2016

Boréal, préventes et autres nouvelles

En fin de semaine, je serai au congrès Boréal! :) Ce qui veut dire que là je travaille à préparer de la bouffe d'avance, faire du lavage et un peu de ménage, histoire que mon chum et ma puce passent une belle fin de semaine sans moi. :) (Et je croise les doigts pour que la puce ne tombe pas malade en mon absence, ce qu'elle a fait lors des deux derniers salons du livre!!!)

Pendant ce temps, la prévente annuelle des Six Brumes est lancée! Au moment où j'écris ceci, le premier objectif est pratiquement atteint. Je suppose qu'il le sera avant que le billet ne soit mis en ligne. Cela dit, comme les Six Brumes n'ont plus de distributeur officiel, profiter de la prévente est la manière la plus simple de vous procurer leurs livres. Ne vous gênez donc pas pour les aider : les récompenses si on atteint les objectifs facultatifs sont alléchantes! :) 

En plus, la prévente a un aspect ludique très original cette année. Trois duo d'écrivains-sorciers (les auteurs du recueil les "Murmurantes") se font compétition pour obtenir les faveurs des forces obscures. Si vous achetez le recueil, vous aurez le droit de voter pour votre duo préféré. Moi j'ai déjà le mien. Je vous en reparlerai d'ailleurs bientôt! :) 

lundi 16 mai 2016

Dates de tombée (bis!)

Il y a quatre mois (déjà quatre? ah ben oui!) quand la puce est entrée en garderie, je vous ai fait part de ma longue liste de dates de tombées.

En gros, je devais écrire 5 textes en 4 mois. Trois de ces textes étaient des commandes. Les deux autres étaient des défis imposés (mais des fois on a une idée, on voit un concours d'écriture où le texte pourrait être approprié, pis il nous prend des ambitions farfelues... ;)

Mais l'ensemble était un test. Je voulais savoir si je pouvais me discipliner à écrire de manière régulière sur une longue période.

Réponse : sans trop de problème.

Les dérangements habituels de la vie (maladies, animations scolaires, rendez-vous, etc) ont introduit quelques variations dans ma routine d'écriture, mais les jours "normaux" (au moins deux par semaine), je n'ai eu aucun mal à travailler 6 heures par jour (je calculais une heure de courriels et autres gugusses, une heure pour manger et une autre pour m'entraîner).

La routine étant établie et les commandes complétées, il est temps de passer aux choses sérieuses : mes projets de roman pour adulte (et ptêt un autre jeunesse, éventuellement).

À vos marques, prêts... j'm'en vais assister à une formation sur la médiation culturelle! :p (Histoire de savoir quoi proposer la prochaine fois qu'une bourse exigera que je mette un projet du genre sur pied. L'écriture va attendre à mercredi! ;)

mercredi 11 mai 2016

Le blogue me va

Ce billet répond à ceux d'Isa, de Dominic et de Gabrielle.

Leur constatation : la blogosphère est en perte de vitesse. Moins de billets se publient et moins de gens commentent. Imaginez : même moi je publie seulement deux billets par semaine à présent, c'est tout dire! :p

Devant ce constat, plusieurs blogueurs ont migré vers de nouvelles plate-forme ou se sont éparpillés. Beaucoup se concentrent sur Facebook, Goodread, Twitter...

Pas moi. Ce n'est pas par dinosaurisme caractérisé. C'est tout simplement parce que j'aime écrire des textes longs, avoir de la place pour développer ma pensée. C'est donc la formule du blogue qui me va le mieux.

Certes, ça va plus vite faire un statut Facebook. Mais j'ai parfois l'impression que je suis "amie Facebook" avec la moitié de la province. Et que chaque fois que je fais un statut plus compliqué que "ma puce vient de manger des fraises et en a partout dans la face", je reçois des commentaires malvenus ou alors la discussion n'en finit plus de finir. J'aimais l'époque où mes billets de blogue recevait une trentaine de commentaires et où on discutait virtuellement pendant un jour ou deux. Mais quand un statut Facebook à propos des habitudes alimentaires de ma fille reçoit 90 commentaires, je trouve ça un peu lourd à gérer. Après le 40e, j'étais passée à autre chose moi.

Donc, je continue de m'accrocher au blogue, dans un anonymat relatif. Je ne clame pas haut et fort la présence de chaque nouveau billet. Mais selon les statistiques de Blogger, mon lectorat se maintient et se renouvelle.

Ça me donne une belle liberté "éditoriale". Je peux me permettre de parler d'un peu de tout : anecdotes personnelles, réflexions sur l'écriture, avancement de mes projets (j'achève ma quantité incroyables de textes commandés! yeah!) et même, à l'occasion, politique, religion et autres sujets qu'on n'est pas supposés aborder si on veut que tout le monde reste de bonne humeur! ;)

Je pourrais resserrer davantage mon contenu, parler plus d'écriture, moins du reste. Mais ça me demanderait plus de travail : un bon billet de réflexion sur l'écriture, c'est souvent un travail de longue haleine, écrit petit à petit sur plusieurs semaines. Tandis qu'une anecdote farfelue ou une historiette mettant la puce en vedette, ça s'écrit en cinq minutes. En plus, je sais pas pour vous, mais moi j'aime bien connaître un peu la vie personnelle de mes auteurs favoris. Ça me fait sourire quand je reconnais, dans un livre écrit par un auteur dont je connais bien la vie personnelle, une anecdote directement issu de son vécu.

Bref, mon blogue va continuer d'être le joyeux bordel qu'il est présentement. Parce que ça me va comme ça. J'écris mes livres en pensant à mes lecteurs éventuels, mais j'avoue que j'écris mon blogue en pensant à moi. J'y archive une partie de ma vie, de mes souvenirs, de mes réflexions. Et je vous invite à les partager, à les commenter, si ça vous tente, si ça vous intéresse.

Si vous voulez seulement me lire en version "éditée", cohérente, révisée-pas-de-faute, la page de mes publications passées et à venir est ici. ;)

lundi 9 mai 2016

Les gens qui n'arrêtent jamais

Il y a une catégorie de gens que j'admire, mais que je suis totalement incapable de comprendre : les gens qui n'arrêtent jamais.

Vous savez, ce genre de personne qui occupe un emploi prenant, rénove sa maison de ses propres mains, entretien un terrain avec piscine, gazon, vingt-huit sortes de plantes devant être taillées et désherbées régulièrement, trouve toujours le temps de magasiner des cossins géniaux (que ce soit des livres texturés pour enfant ou alors l'outil pour faire des nouilles de zucchinis) et, dans ses "loisirs", prend le temps d'étiqueter ses pots d'épice avec des petits collants en ardoise qui permettent d'écrire dessus avec une craie blanche comme ça son rack d'épice est digne de figurer dans une revue de décoration?

Vous savez, ces gens que vous ne pognerez jamais à s'évacher dans leur salle de cinéma-maison dernier cri ou à lire sur une chaise longue au bord de leur superbe piscine, car, s'ils se livrent à l'une ou l'autre de ces activités, ce sera dans le cadre d'une petite fête organisée autour de ce thème? Pour le cinéma, il y aura au moins quatre sortes de popcorn fait maison, servi dans des sacs en papier rayé style vieux cinéma. Sur le bord de la piscine, il y aura probablement un bar à thés glacés ou alors des palmiers cultivés depuis des mois dans leur sous-sol en prévision de cette occasion...

Non, vous en connaissez pas des gens dans ce style-là?

Chanceux!

Comprenez-moi bien : quand ces gens qui n'arrêtent jamais vous invitent chez eux, c'est super le fun. L'effet "événement" est garanti. Vous pouvez prendre des photos et faire des jaloux parmi vos amis Facebook.

Le problème survient quand c'est à votre tour de rendre l'invitation. Surtout si vous êtes plutôt du genre à écouter un film, bien écrasé sur votre sofa, plutôt que d'aller tondre votre gazon. À vous acheter des livres plutôt qu'une râpe à parmesan. Ou à faire sauter votre popcorn au micro-onde. Les gens qui n'arrêtent jamais peuvent vous foutre des complexes à propos de n'importe quoi ou presque.

Et vous, avez-vous de ces petits lapins Energizer dans votre entourage?

Si oui, vous faites quoi pour ne pas vous sentir trop minables quand c'est à votre tour de les recevoir, dans votre vaisselle qui matche pas?