vendredi 1 août 2014

Avez-vous 5 minutes pour sauver une vie?

L'histoire de Joël Champetier, pour ceux qui le ne connaissent pas, est peut-être moins attendrissante que celle de Mai Duong, la jeune mère de famille vietnamienne dont on a tant parlé.

Joël, la cinquantaine, n'a pas d'enfant, c'est un écrivain et un scénariste qu'on ne connaît pas autant qu'il le mériterait, ainsi que l'actuel (et parfois redouté) directeur littéraire de Solaris.

Mais c'est un mari dévoué et aimant, ainsi que le grand frère spirituel ou l'oncle inspirant de toute une génération de jeunes écrivains, parmi lesquels je suis fière de pouvoir me compter.

Sa quête est la même que celle de la jeune vietnamienne : atteint de leucémie, il cherche présentement un donneur de cellules souches génétiquement compatible.

Jusqu'à maintenant, les recherches dans sa famille et dans les banques de donneurs ont échoué.

Alors si vous lisez ceci, que vous avez entre 18 et 35 ans et que vous êtes en bonne santé, suivez donc ce lien et inscrivez-vous au registre des donneurs de cellules souches d'Héma-Québec.

S'inscrire comme donneur potentiel n'engage à presque rien : on vous enverra des Q-Tips que vous devrez vous passer à l'intérieur des joues et retourner à Héma-Québec. Les chances qu'on vous appelle au cours de votre vie, pour Joël ou un autre, sont minimes, car il est difficile de trouver deux personnes compatibles. Et, dans la majorité des cas, si jamais on vous appelle ce ne sera pas pour un don de moelle osseuse (une procédure invasive), mais bien pour un don de cellules souches, ce qui s'apparente à un simple don de sang.

L'inscription au registre prend un gros 5 minutes. Je le sais : je viens de le faire.

Alors, dites-moi, avez-vous 5 minutes pour sauver une vie?

MISE À JOUR :
On cherche en particulier des gens ayant comme ancêtres:
- des HARTON du bas du Fleuve ou d'Allemagne
- des LAFRANCE
- des CHAMPETIERS de FRANCE
- des DEIDIER de FRANCE
Contactez Héma-Québec par internet ou au 1-800-565-6635 si vous avez entre 18 et 35 ans et êtes en bonne santé.

jeudi 31 juillet 2014

Bibimbap (riz et légumes à la coréenne) simplifié

Il y a plusieurs années, mon chéri et moi sommes allés visiter la ville de Boston. Budget d'étudiants oblige, on dormait dans une auberge de jeunesse située en plein cœur du quartier coréen. On est donc revenu de Boston avec d'excellents souvenirs de cette superbe ville... et un immense amour pour la cuisine coréenne!

Le "bibimbap", découvert durant ce périple, est parfait pour passer des restes de riz. C'est un plat déroutant à première vue, mais super soutenant et réconfortant. En gros, le nom veut dire "un peu de tout avec du riz". Sauf que normalement, le "un peu de tout" inclut du "kimchi", du chou mariné et épicé qui est un condiment courant de la cuisine coréenne, mais qui peut être difficile à trouver ou à préparer soi-même. Alors je vous présente ici ma version simplifiée du "bibimbap".

Bibimbap simplifié (et naturellement sans gluten)

Il vous faudra : un moyen de cuire le riz (selon votre préférence), un wok, une poêle et des bols de service.

Riz glutineux ou riz au jasmin (comptez ½ tasse à 1 tasse de riz cuit par personne)
Huile de sésame (environ 1 c. à soupe)
Tofu extra-ferme (pressé pour enlever l'eau) coupé en petits cubes
Oignons verts (aussi appelé échalotes) coupés en rondelle
Chou nappa ou chou kale coupé en lanières
Bokchoy, poivrons de couleur, pois mange-tout, etc, au goût, coupés en lanières
Poudre de piment rouge (environ ½ c. à thé, ou plus selon le goût)
Cassonade (environ 1 c. à thé)
Sel (environ ¼ c. à thé)
Vinaigre de riz (environ ½ c. à thé)
Eau (environ ½ tasse)
Œufs (1 par personne)

Faites d'abord cuire le riz (ou réchauffez-le).

Pendant ce temps, faites chauffer l'huile de sésame dans un wok et commencez à y faire sauter le tofu et les échalotes à feu vif. Lorsque le tofu commence à dorer, ajouter le chou nappa et les autres légumes.

Tandis que les légumes cuisent, mélangez la poudre de piment, la cassonade, le sel, le vinaigre de riz et l'eau. Quand les légumes approchent du degré de cuisson désiré (personnellement, ça veut dire "à peine colorés", mais certaines personnes les aiment plus cuits), versez l'eau épicée dans le wok et mélangez bien pour que les épices soient également réparties.

Alors que l'eau épicée est absorbée par le tofu et les légumes, mettez une poêle à chauffer et faites-y cuire les œufs au miroir (c'est-à-dire sans crever les jaunes, sans les retourner et il n'est même pas nécessaire que les blancs cuisent complètement).

Garnissez les bols d'une généreuse portion de riz, puis d'un mélange de tofu et de légumes et mettez un œuf sur le dessus.

La saveur particulière du bibimbap s'obtient en crevant le jaune de l'œuf et en le mélangeant avec le reste des ingrédients, comme s'il s'agissait d'une sauce. Le moelleux de l'œuf, la saveur subtile du tofu, le feu des épices et la neutralité du riz forment un bouquet de saveurs qui surprend à la première bouchée, mais dont on devient vite des habitués!

L'essence du bibimbap consistant en cette étrange alliance de riz, d'épices et d'œuf, n'hésitez pas à varier le degré de piquant, à remplacer le tofu par du bœuf, à changer les légumes, etc, selon vos goût.

mercredi 30 juillet 2014

Je travaille pour des pinottes

Je travaille pour des pinottes. Comme tous les écrivains (et les artistes en général).

Je fais 10% du prix de vente de mes bouquins. J'en vends pas tout à fait un millier par année. Ce qui, étant donné notre marché et mon statut d'inconnue, n'est pas mauvais. Mais bon, ça fait pas un gros chèque. D'un autre côté, la seule chose que j'ai investi dans ces bouquins, c'est mon temps. Contrairement à mon éditeur, j'ai pas sorti une cenne de ma poche pour les publier. Alors, tant qu'à moi, tous mes revenus sont des profits.

Je peux passer entre deux semaines et un mois à travailler sur une nouvelle. Si je la vends à une "grosse" revue, ça peut me rapporter jusqu'à 500$. Pas pire pour deux semaines de travail. Pas lourd pour un mois. Et des fois, la nouvelle atterrit dans les pages d'une petite revue, qui me donne 10$ pis un exemplaire gratuit. Bah, c'est mieux que rien du tout.

Je participe à des concours, je remplis des demandes de subvention... Ça rapporte pas toujours, mais quand ça marche, les montants sont intéressants.

Je fais un peu de pige pour d'anciens employeurs. Quelques animations scolaires. Les chèques rentrent. Jamais bien gros, mais ils s'additionnent.

Des pinottes plus des pinottes, ça donne encore des pinottes, mais le tas grossit de façon appréciable.

Et je le regarde en souriant.

Parce que ce que beaucoup de gens ne réalisent pas, c'est que je suis arrivée à un point appréciable de ma jeune carrière. Oui, je gagne des pinottes pour mes textes. Mais, et ça c'est le côté merveilleux de la chose, je gagne désormais systématiquement des pinottes pour mes textes. Je n'écris plus dans le vide. Ou, à tout le moins, vraiment pas souvent. Vous m'auriez dit ça en 2008, je ne vous aurais pas cru.

Des fois je me dis que les écrivains qui regardent leurs revenus avec amertume ont oublié l'époque où écrire ça signifiait passer tout son précieux temps libre devant un écran, sans en tirer une maudite cenne. Et en sachant que, quelques heures plus tard, il faudrait retourner se décarcasser dans une job plus payante, oui, mais plate.

J'espère que j'oublierai jamais cette époque-là.

Mon plan pour les prochaines années est de continuer à accumuler les pinottes et d'apprendre à en vivre! ;)

mardi 29 juillet 2014

La paranoïa alimentaire

Jusqu'à récemment, mon chéri et moi buvions une quantité déraisonnable d'eau gazéifiée. Ben ouais, quand vous pouvez pas boire d'alcool (grossesse), ni de jus de fruit (diabète) et que vous évitez les boissons gazeuses diètes (aspartame et autres faux sucres) tout en limitant le thé et le café (caféine) et en se méfiant des tisanes (encore la grossesse), un moment donné le Perrier ça permet de varier le contenu des verres!

Cela dit, à ce rythme-là, on se retrouvait à mettre 4 ou 5 bouteilles de plastique au recyclage chaque semaine. Pas fameux pour la planète.  Mon chum a donc eu une idée de génie : pour ma fête, il m'a offert un Sodastream, soit une machine qui permet de gazéifier l'eau du robinet grâce à une banale bonbonne de CO2. Ça revient moins cher que d'acheter des bouteilles de Perrier, ça permet d'envoyer moins de plastique au recyclage, ça nous évite le sel contenu par certaines eaux gazeuses, bref si la compagnie était pas israélienne (je l'ai appris après qu'on ait acheté le bidule, sinon j'aurais hésité), ce serait une machine parfaite!

Sauf que ça fait trois personnes à qui j'offre de ma super eau gazéifiée maison et qui me disent "Ben là, est-ce que t'es sûre que c'est bon pour la santé?". Euh... Quand c'est mon papa très (très) grano qui me pose la question, je peux comprendre. Mais quand la personne qui m'interroge est une buveuse invétérées de toutes les cochonneries bubullantes sur le marché (incluant boissons gazeuses régulières, boissons gazeuses diètes et energy drink pétillants), là, franchement, je comprends pas.

En plus, c'est du CO2 et de l'eau. On absorbe un peu de la première substance à chacune de nos inspirations (et on en expire davantage), tandis que la deuxième substance est indispensable à notre vie. J'pense que ça devrait être sécuritaire...

Je sais qu'on ne peut pas nécessairement compter sur les normes des gouvernements (et encore moins sur l'industrie alimentaire en général) pour assurer notre santé et notre sécurité. Mais un moment donné, faut se relaxer la paranoïa alimentaire. Je pense que si le CO2 des machines à gazéifier était dangereux, y'a au moins une agence de santé mondiale qui aurait réagi, non?

J'veux dire, y'en a plusieurs qui ont interdit les energy drink!

lundi 28 juillet 2014

Un texte qui commença comme une blague

Ces jours-ci, je travaille sur une nouvelle qui est née d'une blague.

Voyez-vous, l'an dernier je lisais l'Ensorceleuse de Pointe-Lévis de Sébastien Chartrand et on aurait dit que j'étais incapable de retenir le titre. Je disais "La sorcière de Pointe-Lévis" ou "L'enchanteresse de Lévis" ou "La magicienne de la Pointe", etc. Mon chum, amusé, s'est mis à débaptiser encore davantage le bouquin. Tous les prétextes étaient bons pour énoncer un faux titre et se bidonner tandis que j'essayais de le corriger, en me trompant 2 fois sur 3!

Un moment donné, il s'est mis à appeler le roman "L'enchanteresse portait des Levi's".

Et c'est alors que j'ai eu un flash.

Ce qui est, déjà, étrange en soit, parce que, comme je vous l'ai dit vendredi dernier, je ne travaille jamais à partir d'un titre d'habitude. Et même, les titres inspirants ont tendance à ne pas m'inspirer!

Mais cette fois-ci, peut-être parce qu'il ne sortait pas de ma propre tête, le titre m'a donné une idée pour une histoire d'urban fantasy. Un genre que j'adore, mais auquel je ne me croyais pas capable de toucher (parce que j'ai bien du mal à imaginer de la magie au cœur de notre quotidien terne!).

Pire, ce qui m'est venu à l'esprit, c'était le récit d'une enquête menée dans un contexte surnaturel! Pourtant, s'il y a un métissage de genres que j'exècre, c'est bien la rencontre de la fantasy et du policier!

Mais le titre m'a amenée dans cette direction.

Au début, je me suis dit que je ferais de tout ça une nouvelle rigolote, un simple prétexte à utiliser le titre et à récupérer un bout de texte travaillé en atelier l'année dernière, que je la publierais ici, par morceaux, et qu'elle se conclurait avec des remerciements à mon chum pour avoir lancé l'idée et à Sébastien pour l'avoir, malgré lui, inspirée.

Sauf que plus j'avance, plus l'univers s'étoffe, plus je m'amuse et, paradoxalement, plus l'histoire gagne en sérieux. Bon, ça reste léger, mais c'est de moins en moins une blague et de plus en plus un vrai texte.

Dont j'imagine déjà des suites possibles!

J'ai mis le point final au premier jet la semaine dernière. Et là, j'attends les avis de mes premiers lecteurs. Qui sait, ce sera peut-être à lire prochainement dans une revue! :)

vendredi 25 juillet 2014

La théorie des titres

À ce que j'ai compris jusqu'ici...

Il y a des écrivains à titres. Comme Luc Dagenais. Eux, ils ont l'idée d'un titre génial pour une histoire et c'est souvent à partir de cet éclair d'inspiration qu'ils inventent leurs récits.

Il y a des écrivains à titres de mi-parcours. Notre Grande Dame en fait partie. Ces écrivains-là ont une idée d'histoire, ils commencent à l'écrire et, à un certain moment du processus, ils doivent tout arrêter et trouver le titre du texte, parce que c'est seulement à partir de ce moment-là qu'ils saisissent enfin l'essence de leur histoire et peuvent la compléter.

Il y a des écrivains à titres finaux. L'histoire leur est inspirée par un truc ou un autre. Ils l'écrivent, la fignolent et, juste après avoir écrit la dernière phrase, le titre leur vient et ils en baptisent leur texte, mettant ainsi un point final à leur écriture.

Pis il y a moi.

Je suis l'écrivaine sans titre. Oh, je me donne toujours des titres de travail, bien sûr, ne serait-ce que pour classer mes fichiers. Et ce titre n'est pas définitif tant que le texte n'est pas imprimé. En fait, il arrive souvent que le titre change durant la direction littéraire. Et c'est souvent parce que celui que j'avais trouvé, que j'y aie réfléchi des heures ou moins d'une minute, était un peu nul. Avec les années, je me suis résignée : je suis affreusement mauvaise pour trouver des titres.

Pire, non seulement mes titres habituels ne volent pas haut, mais quand, d'aventure, j'ai l'idée d'un titre génial, je ne sais pas quoi faire avec. Je le note quelque part, d'un coup que... Mais souvent, même après des années, aucune idée d'histoire ne vient l'accompagner.

J'ai une théorie pour expliquer ça : l'erreur de livraison. Je crois que lorsqu'un bon titre me vient à l'esprit, c'est parce qu'une muse distraite, qui le destinait à Frédérick Durand, Yves Ménard ou Luc Dagenais, l'a déposé dans mes neurones par inadvertance.

Est-ce que je suis la seule à vivre ce genre "d'erreurs de livraison d'idées?"

Si non, si, mettons, vous recevez de temps en temps des idées d'histoires noires ou historiques avec lesquelles vous ne savez pas trop quoi faire, qu'est-ce vous diriez qu'on établisse un système d'échange? ;p

Bon, plus sérieusement, vous, votre relation avec les titres, elle ressemble à quoi?

jeudi 24 juillet 2014

Poêlée vide-frigo extra verdure

 Bon, je pensais pas avoir tellement de succès avec mes recettes (souvent, je les mets en ligne pour pouvoir les partager avec des amis qui les ont demandées ou alors pour pouvoir m'y référer si jamais je ne suis pas chez moi), mais vu l'intérêt manifesté pour mes boulettes d'hier, je récidive.

Voici donc ma recette "vide-frigo" préférée. Mon chum l'aime tellement qu'il arrive que je planifie des restes de pâtes et de viande exprès pour pouvoir la faire. On est pas dans la grande gastronomie, je vous préviens, juste dans le plat rapide et sain. Il est parfait pour passer des verdures un peu drabes ou au goût prononcé, comme les feuilles de betterave, de radis, de navet ou de carotte, les épinards, le chou kale, etc.

Poêlée vide-frigo extra verdure

Lanières de poulet (cuit ou cru) ou autre viande
Légumes (oignons, poivrons, brocolis, zucchinis, etc) coupés en lanières ou en bouchées
Verdures grossièrement coupées en lanières
Reste de riz ou de pâtes cuites
Sauce rosée ou aux tomates du commerce (avant, je préparais au micro-onde une enveloppe de sauce rosée Knorr, mais pour la version sans gluten j'utilise maintenant les sauces fraîches de marque Le Grand, qui sont aussi sans produit laitier)
Parmesan (pour garnir)

La méthode est simple : dans une poêle à peine huilée, faites d'abord sauter l'aliment qui demandera le plus de cuisson, soit la viande si elle n'est pas déjà cuite. Lorsqu'elle est presque à point, ajoutez les légumes, puis, lorsqu'ils ont presque atteint à leur tour le degré de cuisson qui vous plaît (personnellement je les aime encore très croquants), ajouter les verdures.

Surveillez bien la cuisson des verdures : vous voulez qu'elles se colorent et ramollissent (on dit "tombent" dans le jargon des cuisiniers), mais sans perdre tout tonus (et dans le cas du kale, s'il noircit il deviendra affreusement amer). Dès qu'elles ont atteint le degré de cuisson désiré (goûtez si vous êtes pas sûrs!), ajoutez les ingrédients qui ont seulement besoin d'être réchauffés, soit la sauce, les pâtes ou le riz et la viande si elle était déjà cuite.

Laissez mijoter les ingrédients dans la sauce pendant une minute ou deux, le temps que tout se réchauffe, puis servez en arrosant généreusement de parmesan.

La beauté de ce plat, c'est que vous pouvez y mettre autant ou aussi peu de légumes que vous le désirez, idem pour la viande et les féculents. Travaillez selon vos goûts et avec ce que vous avez sous la main quoi! ;)

Ah pis ça accompagne super bien un verre de Chianti! ;)