jeudi 17 avril 2014

Bonne longue fin de semaine!

Je sais pas comment ça se passe par chez vous, mais pour mon chéri et moi, y'étais pas mal temps que le congé de Pâques arrive. Entre ma fatigue induite par les hormones, le fait que mon chum travaille en fou (il occupe présentement deux postes en même temps!!!), pis la météo débile qui semble décidée à nous faire vivre un minimum de 3 saisons par jour depuis le début de la semaine, mettons qu'on en a ras-le-bol.

En plus, à 5 jours de mon départ (plus ou moins) définitif du merveilleux (?) monde des emplois de bureau, je découvre qu'une fois qu'on sait qu'on quitte un boulot, tous les irritants deviennent mille fois plus insupportables! Ouf! Y'a des collègues qui s'arrangent pour qu'on ne s'ennuie pas d'eux!

Heureusement, voilà Pâques qui pointe son nez, avec sa fin de semaine de quatre jours (ou seulement trois, si vous êtes malchanceux). Cette fête-là, si un jour on laïcise le calendrier (j'suis contre, en passant), faudra vraiment s'arranger pour la garder.

Et non, faut pas la mettre à date fixe! Parce que je sais pas si vous avez remarqué, mais si elle avait eu lieu en mars, on l'aurait trouvée moins sympathique, enterrée dans quatre pieds de vieille neige sage. Là, on a presque quasiment l'espoir d'un timide début de quelque chose qui ressemblent vaguement à un printemps.

Y'étais temps : mon manteau d'hiver n'attache plus! :p

Bonne chasse aux œufs, gavage de chocolat, visionnement de vieux films plates ou de nouveaux films traumatisants inspirés de la mythologie chrétienne, réunion de famille et autres occupations traditionnelles de cette époque de l'année! ;)

mercredi 16 avril 2014

Les Six Brumes, livraison 2014

Héhéhé, je sais pas si vous êtes allés faire un tour du côté du site des Six Brumes ces derniers temps, mais je vous signale que leur livraison 2014 se dévoile tranquillement.

La prévente va commencer le 21 avril et comptera trois projets.

Le premier ressemble à ceci. Le troisième, je peux pas vous en parler tout de suite, sinon pour vous dire que j'y participe.

Mais le deuxième, vous le connaissez, c'est le livre dont vous serez six fois le héros.

Enfin, seulement si, comme le personnage de la couverture, vous avez le courage de vous approcher du 6, Chalet des brumes...

6, chalets des brumes, un livre dont vous êtes le héros dirigé par Luc Dagenais avec des textes de Geneviève Blouin, Dave Côté, Luc Dagenais, Ariane Gélinas, Isabelle Lauzon et Jonathan Reynolds. La couverture est d'Émilie Léger

mardi 15 avril 2014

Votre roman appartient-il à votre employeur?

Une bonne partie des écrivains québécois (et surtout des écrivains-en-devenir) cumulent les fonctions : employés salariés de jour, écrivain les soirs, les fins de semaine, dans le bus, pendant leurs vacances, etc. Ce qui signifie que ces écrivains ont signé un contrat de travail avec un employeur. Un contrat qui pourrait bien leur réserver une mauvaise surprise le jour où, enfin, ils publieront leur roman.

J'ai changé d'emploi quelques fois au cours de ma vie. À chaque fois, j'ai examiné à la loupe mon contrat de travail. Et j'ai bien fait, parce que, quelques fois, je suis tombée sur de mauvaises surprises.

Par exemple, il m'est arrivé de tomber sur la clause suivante :

Les droits d'auteur de tout écrit, oeuvre, logiciel, etc. développé par l'employé durant sa période à l'embauche de l'entreprise, dans ou hors ses heures de travail, avec ou sans l'utilisation du matériel de l'entreprise, avec ou sans rapport avec les activités et intérêts de l'entreprise, appartiennent à l'entreprise.

Plus loin, le contrat spécifiait même :

En cas de difficulté à établir la date de réalisation d'un écrit, œuvre, logiciel, etc. il sera présumé que ces réalisations ont été faites durant la période d'embauche.

En clair? Si j'avais signé ce contrat tel quel, mon employeur aurait pu réclamer les droits d'auteur de tout ce que j'avais écrit ou publié pendant que je travaillais pour lui. Évidemment, il ne l'aurait sans doute pas fait tant que les chiffres de vente seraient demeurés faméliques. Mais si jamais Hanaken était devenu le prochain Hunger Games, il y a fort à parier que j'aurais reçu une gentille lettre d'avocat m'accusant de viol de propriété intellectuelle et me réclamant l'intégralité de mes revenus.

Évidemment, à chaque fois, en lisant des clauses semblables, j'ai pris un crayon et joyeusement biffé les mentions au sujet des écrits, des trucs développés en dehors des heures de travail, des trucs qui ne sont pas en rapport avec les affaires de l'entreprise et même, parce que je suis vraiment ratoureuse, toute mention de l'utilisation du matériel de l'entreprise. Parce que, hé, j'écris sur mes heures de dîner, mais je ne traîne pas mon portable au boulot! L'employeur, une fois informé de ma situation personnelle et de mes ambitions, s'est rarement obstiné.

Et, franchement, s'il l'avait fait, je serais allée voir ailleurs. Parce qu'un employeur qui se garde le droit de réclamer les droits d'auteur de vos photos de vacances, tant qu'à moi ça s'appelle un esclavagiste!

Mon chum, lui, a déjà signé un contrat contenant une clause de propriété intellectuelle semblable. Ce n'est que plusieurs années plus tard, en relisant ses paperasses, qu'il a réalisé que le jeu qu'il développait patiemment depuis trois ans dans ses moments de loisir appartenait donc légalement à son employeur.

Heureusement, dès qu'il a constaté le problème, il est allé discuter avec son patron immédiat de la possibilité de modifier la clause et la demande a fait son petit bonhomme de chemin jusqu'à ce que, quelques semaines plus tard, on lui offre un contrat tout neuf (et rétroactif) amputé des notions pouvant lui causer problème (et qui permettaient incidemment à son employeur de réclamer les droits de notre nouvelle écrite en collaboration!).

Morale de cette histoire : ne vous reposez pas sur l'idée que "Bah, on ne viendra pas m'écoeurer à cause des 1000$ de droits d'auteur que je fais dans l'année". Ne signez pas un contrat contenant une clause qui accorde la propriété de vos écrits à votre employeur. Et si jamais vous l'avez déjà signé, dépêchez-vous de discuter de l'affaire avec votre patron et le département des ressources humaines. Vous obtiendrez beaucoup plus facilement leur coopération pendant que vous êtes un pauvre écrivain de fin de semaine et que tout le monde voit votre passion comme un hobby amusant et plutôt inutile!

Si vous pensez que j'exagère, je vous suggère d'aller lire ceci. Oui, la Geneviève qui a posé la question à l'origine de l'article, c'est moi. À un certain moment, je ne savais plus trop sur quel pied danser (est-ce que je m'en faisais trop? est-ce que la clause était vraiment légale?), alors j'avais posé la question à une journaliste spécialisée.

Et les recherches de la journaliste me confirment que mes inquiétudes étaient fondées et que le genre de clause que je cite dans ce billet sont légales. Alors si vous êtes un employé et que vous écrivez des romans, je vous suggère de relire vos contrats de travail et d'embauche.

Juste au cas où...

lundi 14 avril 2014

Frugalité vs privation

La frugalité, c'est le fait de vivre simplement. Une privation, c'est le manque d'un élément essentiel. Me semble que les deux termes sont assez éloignés. Et pourtant, dans notre société actuelle, c'est fou comme ils semblent être confondus.

Par exemple, mon chéri et moi nous apprêtions à commencer le magasinage des trucs nécessaires pour accueillir bébé. On avait comme objectif d'acquérir les deux pièces maîtresses qui nous manquaient : le lit de bébé et une chaise berçante.

On allait prendre d'assaut les magasins de meuble (en commençant par IKEA) quand ma cousine m'a écrit : sa petite dernière n'a plus besoin de son lit à barreaux et la chaise berçante héritée de notre grand-mère prend la poussière chez elle. Elle m'a donc gracieusement offert les deux items. J'ai accepté avec plaisir. La chaise aura besoin de nouveaux coussins et un nouveau matelas donnera un coup de neuf au lit, mais on vient quand même d'économiser pas mal de sous... et de sauver deux meubles de la poubelle, ce qui fait du bien à ma conscience écologique! :)

Sauf que depuis que j'ai eu cette bonne nouvelle, beaucoup de gens à qui je l'ai annoncée m'on dit : "Ah oui, c'est vrai, parce que là, avec toi qui arrête de travailler, vous aurez pas ben ben d'argent, hein?" sur un ton qui sonnait comme de la pitié. 

Je ne comprends pas cette réaction : je vais recevoir gratuitement les meubles qu'il me fallait et, en prime, la chaise berçante sera chargée de bons souvenirs. Est-ce que je suis supposée me sentir privée, spoliée de mes droits de consommatrice, parce que je n'achèterai pas de meubles neufs? Pourtant, même si j'avais de l'argent à ne plus savoir qu'en faire, je ne pense pas que j'aurais refusé l'offre de ma cousine. Les meubles offerts répondent totalement à mes besoins. C'est ça l'important, non?

Je ne sais pas comment faire comprendre aux gens mon style de vie (relativement) frugal, ne veut pas dire que je me prive de quoique ce soit.

Mais je suppose qu'en tant qu'écrivaine à temps plein établie au beau milieu d'une banlieue cossue,  je vais avoir plusieurs années pour le découvrir! :p

jeudi 10 avril 2014

Ptite danse de la joie

Un courriel m'arrive :

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De : J'vous dis pas qui
À : Gen
Objet : Ta nouvelle "X"

Allo Gen!

Est-ce que tu serais intéressée à republier ta nouvelle "X" dans notre anthologie "Blablabla"?

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De : Moi
À : J'vous dis pas qui
Objet : Re : Ta nouvelle "X"

OUI!!!!!!!!!!

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Le paiement va être symbolique, mais peu importe! Hé! C'est mon premier texte qui va être réédité, ça vaut une ptite danse de la joie!!!

Pis un verre de moût de pomme (à défaut de champagne! ;)

(Désolée d'être agace, mais j'vous donnerai plus de détails dès que je pourrai)

mercredi 9 avril 2014

Toc toc toc

L'autre soir, j'étais tranquillement étendue sur mon divan, en train de lire un livre. De la musique jouait et, d'un geste distrait, je battais la mesure contre mon flanc... ou plutôt, contre le côté de ma bedaine.

Ça devait bien faire cinq minutes que je me livrais à ce geste sans y penser quand, venant de l'intérieur de mon ventre, j'ai senti deux petits coups bien distincts répondre à mes tapotements distraits.

Laissez-moi vous dire que ça surprend une fille quand elle tape sur son ventre et que quelqu'un en dedans répond!

Il m'a fallu une seconde ou deux avant de réaliser ce que ça voulait dire : bébé bouge. :)

mardi 8 avril 2014

En dehors du système

Je regarde les mois et les années qui viennent et je me dis que je m'apprête à sortir du "système". Bientôt, je n'aurai plus de revenu fixe. Plus d'employeurs ou de numéro de téléphone au travail à inscrire sur les formulaires. Plus de "vraie job" qui me définira et qui rassurera les non-artistes et leur permettra de m'étiqueter commodément.

Par moment, ça m'inquiète. Je me demande ce que ça va donner.

Puis je tombe sur une histoire dans le genre de celle-ci.

Et je me dis... Bon, finalement, avec mes revenus de droits d'auteur versés en espèce sonnantes et trébuchantes, j'vais encore avoir une vie assez conventionnelle! ;)

Pis avec le gouvernement qu'on vient d'élire, j'ai pas fini de payer des impôts!

(Comme j'suis une fille positive de nature, je vois deux avantages au résultat, aberrant, des élections: de un, y'aura pas de Charte alors ça va nous épargner les contestations en Cour Suprême, et de deux, on aura pas à subir un autre cirque électoral avant un boutte. Mais, oh là là, ce qu'il va coûter cher le nouveau Pont Champlain! Pis c'est drôle, mais je crois qu'on va moins entendre parler de la Commission Charbonneau... Dire qu'il y a 18 mois, les gens n'en pouvaient plus des Libéraux!)